Septembre 2005

 

     

Retour à Dakar
Retour à dakartes postales

Casamance

Dernier mois au Sénégal pour moi, mi-temps sénégalaise pour Manu.
Un joli trip en casamance (voir la carte pour situer), véritable poumon du Sénégal,
productrice ce 90% des fruits et légumes Sénégalais,
mais aussi siège de la guerre civile sénégalaise, enpaix depuis seulement quelques semaines...

Cliquez sur les images pour les voir en grand...
 


Bon, c'est au volant de mon joli camion que nous sommes partis vers la casamance... Je vous passe tous les détails du voyage, et je condense tout ça comme s'il s'agissait seulement d'un week-end... Rien d'extraordinaire, donc, jusqu'à la frontière, si ce n'est le  nombre de fillettes folles de moi que j'ai laissé tout au long du chemin grâce à mes stylos enst-bretagne... Mais quand même, la gambie, fleuve et pays, on les a traversé.
Ca, c'est fait...

Mais ça ne fait que commencer...

Première pause, là ou s'établira notre base, Elinkine, où on se fait des potes (manu a même trouvé son jumeau de sac...), des soirées et des jolies ballades, ainsi que nos dernières sensations detouristes dans des boutiques avant de partir pour la casamance profonde, la verte, la vraie...

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Le jour du départ, épuisés par les longues soirées précédentes, nous décidons de faire tout ce qu'il y a à faire dans le coin...
Départ des pêcheurs à 6 heures du matin, beau et émouvant, puis petite balade à vélo avant de  rentrer manger dans notre cantine préférée d'Elinkine...
Cette fois, on est prêt, fini le squatt, on continue notre route...
Nous voilà donc partis pour Karabane... Les biskrem, arme sociale absolue, nous permette de
rencontrer les autres passagers, pendant les deux heures de voyage au travers de la mangrove du
fleuve casamance...
Munis d'un nouvel ami, nous voilà logés, nourris et accueillis à bras ouvert par toute une famille de...
Cultivateurs d'herbe... Personne ne fume, tout le monde en vit, parce que ça paye mieux que les tomates, tout simplement.
Pour retracer le chemin de cette herbe, on suit notre hôte dans les champs, avant de découvrir les étapes suivantes de la production...
Devant cet énorme tas à trier (séparer les branches des feuilles pour en faire de jolis paquets...), on était comme des gamins devant un légo géant inédit aux états-unis...
Des gens infiniment gentils, une herbe délicieuse une île merveilleuse, mais nos aventures doivent continuer, en route pour de nouvelles découvertes !

On atterrit donc doucement, au propre comme au figuré, pour faire une petite lessive au puit (qui peut encore se vanter d'avoir vécu ça aujourd'hui ?), quelques promenades entre baobabs géants et stocks des requins marteaux séchés, farniente sur la plage (ce qui me permet d'immortaliser mon bronzage...) avant de retrouver notre moyen de locomotion préféré : la pirogue...

Encore une fois, une île paradisiaque, des gens adorables, des petites filles amoureuses de nous et  nos stylos...
Tout ça, ça vous changerait presque en romantique lover...
Heureusement, les pêcheurs / squatteurs sont là pour nous rappeler que le romantisme ne vaut pas la sieste, et nous engagés dans un retour dont on ne soupçonne pas encore la folie...
Pour faire court :
36 heures en car infernal, sans sommeil ni répit, on craque, on pête notre budget transport, et on sort 15 euros chacun pour faire la seconde moitié du voyage dans un confortable taxi 7 places, malgré nos bonnes habitudes de routard...
Mais une voyageuse de malheur s'insinue entre nous, se gave de tripes achetées au bord de la route et vomit sur manu... Le taxi ne veut pas s'arrêter ("elle a déjà vomi, c'est bon, elle va mieux, là... -Oui, mais j'en ai plein sur moi, quand même..."...) mais cède finalement aux plaintes de manu avant de lui broyer les doigts dans la portière quand il voulait sortir pour la laisser nettoyer. Ce qu'elle ne fera pas. Elle s'endormira plutôt sur moi, ses cheveux plein de vomi...




Rien à voir avec tout le reste, mais pour finir ces cinq mois en beauté(s), voici deux jolies gazelles qui se sont chacune trouvé un joli perroquet tout coloré...




Voilà, la Casamance, le Sénégal, c'est fini...
Une nouvelle vie d'étudiant s'ouvre à moi, mais ces quelques mois africains m'ont beaucoup marqué, puisque j'y ai vécu, vous vous en doutez, bien plus que ce que les quelques images maladroitement commentées que je vous ai choisies ne peut évoquer. Mais merci à tous d'avoir suivi nos aventures Sénégalaises...
Et un merci particulier à Maion, Thomas et Cyril qui permis que tout ça soit en ligne aujourd'hui...